" Une vie d'oraison enracinée dans la Parole "
Par soeur Nathalie, Compte-rendu de la session au Carmel d'Avon

Retrouvailles chez les carmes d'Avon, en ce début du mois de novembre, notre rendez-vous "de famille" pour les profès et professes temporaires ainsi que les profès et professes solennels de moins de cinq ans (frères carmes et sœurs carmélites de cinq Congrégations différentes). Cette année, nous étions une trentaine de frères et sœurs, (dont 10 de de la congrégation et 4 de la communauté), autour du Père Jean Lévêque, pour travailler sur l'oraison. L'oraison silencieuse enracinée dans la Parole.

J'ai bien dit "travailler" car ce mot est revenu régulièrement dans la bouche de notre docte enseignant … La prière silencieuse du carmel ce n'est pas seulement se " poser " mais c'est surtout un long travail d'apprentissage à l'écoute d'un "Tu" qui se donne tout entier dans sa parole.

Une lointaine préparation, pour mieux le connaître :

C'est avec beaucoup de simplicité que le Père Jean Lévêque nous a donné ses "trucs", longues énumérations tirées de son expérience et de sa longue fréquentation de la Bible.Qu'est-ce qui va nourrir nos deux oraisons quotidiennes si ce n'est la Parole de Dieu travaillée, ruminée, décortiquée, fréquentée ; et ainsi commence le long chemin de la connaissance de Celui qui nous aime et ne se lasse pas de nous inviter.

 



Mettre la table, s'atteler aux préparatifs, pour mieux le rencontrer :

Pour que l'invitation se transforme en visitation, n'oublions pas que c'est chez nous que nous le recevons. Après cette longue préparation en amont, il nous faut encore, - au risque soit de nous tasser sur nous-même plein de complaisance et d'égoïsme, soit de nous évader vers des destinations de rêves inconnues, soit de succomber au "charme savoureux" du rien du tout ou de la torpeur-, rester arrimer et revenir sans cesse sur notre petit banc de bois : la phrase ou le verset aux lèvres et dans notre cœur.
Mais là encore, il ne s'agit pas tant de travailler tristement et besogneusement que très amoureusement et dans la gratuité, dans le respect de Celui qui s'abaisse jusqu'à moi.

Conclusion, pour toujours mieux l'aimer :

Courageux tâcherons que nous sommes, ne nous décourageons jamais, comme nous le recommande, sans faillir, notre Mère sainte Thérèse (Cf. Chapitre 12 de la Vida) ; parce qu'il s'agit avant tout d'aimer lui et rien que lui, le regarder, le contempler, l'écouter, vivre en sa précieuse compagnie.
Une oraison active, c'est reconnaître la part de l'un et la part de l'autre : ce que nous faisons ensemble lors de cette conversation vivante, ce qui relève de sa pure grâce lors de ses visites, et ce travail humble et patient pour réveiller en nous le goût de sa parole et de l'amour.

Merci Frère Jean pour votre témoignage vivant et fidèle, … et maintenant, Frères et Sœurs du Carmel, à nos bibles et à nos bancs de prière ! Voir les photos

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